La Maison Blanche lance ses derniers assauts contre la tech chinoise

par | 18 01 2021 | Débats

A quelques heures de la fin du mandat de Donald Trump, son administration met les bouchées doubles pour sanctionner les entreprises chinoises de la tech. Huawei a ainsi droit à l’annulation des licences accordées à ses partenaires américains, tandis que Xiaomi rejoint la liste noire et que Tencent QQ et AliPay font face à une menace d’interdiction. 

Donald Trump n’obtiendra peut-être pas le bombardement de l’Iran, mais il profite des dernières heures de son mandat pour durcir les sanctions à l’encontre des entreprises chinoises. A commencer par la bête noire du Président américain, Huawei. Le constructeur était déjà confronté à une interdiction d’importer des technologies et composants américains. Mais un système de licences lui garantissait quelques exemptions : Intel par exemple continuait de fournir des puces au géant chinois.

Et voilà que l’administration Trump repart à la charge et supprime selon Reuters les autorisations accordées. Au grand dam des partenaires de Huawei : l’association des fabricants américains de semi-conducteurs ont ainsi vivement protesté car ce sont quelque 150 licences qui pourraient être révoquées. Et l’équipementier ne sera peut-être pas le seul affecté puisque Xiaomi vient de le rejoindre, avec huit autres sociétés chinoises, sur la fameuse liste noire

Multiplication des sanctions

L’Executive Order reproche au fabricant de smartphones ses liens avec le Parti Communiste et l’armée chinoise. “En particulier, le rythme et l’omniprésence de la diffusion aux États-Unis de certaines applications mobiles et de bureau connectées et d’autres logiciels développés ou contrôlés par des personnes en République populaire de Chine, y compris Hong Kong et Macao (Chine), continuent de menacer les sécurité, politique étrangère et économie des États-Unis”. 

Et Donald Trump ne s’arrête pas en si bon chemin. On se rappelle de l’assaut infructueux contre TikTok et Wechat l’année dernière. La Maison Blanche récidive et cherche à faire interdire un ensemble d’applications d’origine chinoise, au même motif de menace à la sécurité nationale. Sont visés Alipay, CamScanner, QQ Wallet, SHAREit, Tencent QQ, VMate, WeChat Pay et WPS Office.

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