JEDI : Microsoft pourrait perdre le contrat

par | 10 03 2021 | Cloud, Débats

L’administration Biden est prête à tirer un trait sur le contrat JEDI face au risque d’un embourbement judiciaire. Cette décision dépendra désormais du rejet ou non par la cour d’appel fédérale des accusations formulées par Amazon quant à l’ingérence de Donald Trump dans ce dossier ô combien sensible. 

La controverse autour du contrat JEDI continue d’agiter tribunaux, militaires et géants du cloud, mais elle pourrait bien connaître une fin abrupte. Fin octobre 2019, après de longs mois de procédure, le Pentagone décidait de déléguer son cloud à Microsoft. Le contrat est particulièrement juteux : il grimpe à 10 milliards de dollars. Ni une, ni deux, Amazon, candidat malheureux à cet appel d’offres, dénonce une attribution partiale, entachée par l’ingérence de Donald Trump himself. Après quelques passes d’armes, c’est devant les tribunaux que l’affaire est portée. 

L’entreprise de Jeff Bezos demande en effet la suspension de l’exécution du contrat, le temps que les conditions d’attribution soient examinées par la justice. S’en suivent moult retournements de situations pendant plus d’un an, avec un Pentagone qui souffle le chaud et le froid en cette fin de règne trumpien. De son côté, Amazon enrage et le projet cloud militaire américain n’avance pas. Puis vint une nouvelle administration. 

Le Pentagone sur le point d’activer l’Ordre 66

Sous la présidence de Joe Biden, le Pentagone remanié vient de considérablement durcir le ton, selon une information de Bloomberg. Le Département de la Défense aurait en effet signifié aux deux parties que si le juge fédéral devait ne pas rejeter les accusations d’Amazon, le contrat JEDI pourrait bien être purement et simplement abandonné. Car l’administration Biden n’entend pas débuter son mandat sur un conflit judiciaire long de plusieurs années. 

L’avenir du projet cloud repose désormais sur la décision à venir de la Court of Federal Claims. Pour autant, si les contours du possible remplaçant de JEDI restent à définir, le DoD rappelle à qui veut l’entendre qu’il ne s’agit pas de son seul projet cloud : le Pentagone en compte à l’heure actuelle plus d’une douzaine, avec parmi les prestataires de l’armée américaine Oracle, AWS ou encore Microsoft. 

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