Source Solde déployé dans les armées

par | 25 02 2021 | Tendances

Le remplaçant de Louvois, le logiciel de paie des Armées, est désormais déployé auprès des différents corps et est opérationnel. Reste à savoir si Source Solde sera en mesure de faire oublier l’échec complet de Louvois. 

Louvois, c’est terminé”. C’est par cette sentence implacable que Florence Parly s’est adressée la semaine dernière aux militaires. Louvois désigne un logiciel entré en fonction en 2011. Sa mission : assurer la gestion de la paie des Armées. Et la ministre résume bien ses quelques années de service : “le logiciel Louvois s’est fait un nom, celui du désastre ; et une sinistre réputation, celle du fiasco”. Le programme a enchaîné les erreurs et les retards de règlements, menant au lancement en 2015 de Source Solde, piloté par Sopra Steria. 

Florence Parly explique avoir fait dès son arrivée au gouvernement “de Source Solde une priorité ministérielle, une priorité partagée par l’état-major des armées, la direction générale de l’armement et le secrétariat général pour l’administration”. Désormais, le nouveau logiciel de gestion de la paie des militaires est enfin déployé auprès des 250 000 hommes et femmes de l’active et de la réserve.

Transformer en profondeur la chaîne de la solde

La Marine nationale avait basculé la première sur le nouveau système, en mai 2019, suivie de l’armée de Terre en avril 2020. Enfin, le 1er janvier 2021, ce fut au tour de l’armée de l’Air et du service de santé des Armées de migrer vers Source Solde. Le ministère explique que sa mise en œuvre a nécessité “de transformer en profondeur la chaîne fonctionnelle de la solde, sous le pilotage du SCA, qui en est désormais responsable, de sa production jusqu’à sa liquidation”. Ainsi, le millier de personnels qui opèrent les ressources humaines des Armées ont dû se former à ce nouvel outil et aux nouveaux processus qu’il implique. 

Le développement de Source Solde a été géré comme un programme d’armement, “par phases successives” ajoute le ministère, qui souligne que des tests et des vérifications ont été menés pour s’assurer que le nouveau logiciel ne dysfonctionne pas au lancement. Un processus qui semble normal lors du développement d’un logiciel, quel qu’il soit, mais qui n’avait vraisemblablement pas été mis en oeuvre pour Louvois.

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